L’interview de Catherine Secq

Bonjour à tous,

Aujourd’hui j’ai l’honneur d’interviewer Catherine Secq, l’autrice de Meurtre Bénévole, mais surtout la créatrice de la fameuse commissaire Bombardier. Je la laisse se présenter…

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Sexe féminin

Âge : 63 très agréables printemps

Mensurations : j’ai oublié

Comment êtes-vous venue à l’écriture d’un polar humoristique ?

Le polar, c’est ce que j’aime. Trouver la solution, ça me rappelle les problèmes de maths de ma jeunesse. J’adorais ça. Et pour l’humour, je préfère faire rire les gens et les voir de bonne humeur. Quel plaisir y aurait-il à les faire pleurer ? La vie s’en charge suffisamment, non ?


Avez-vous un genre de prédilection ? Est-il le même qu’en écriture ?

Et oui, j’ai une préférence pour le polar, même si je fais des efforts pour varier mes lectures. Ce que j’évite : les livres glauques, les scènes d’horreur, la science-fiction.

Un/e écrivain/e préféré/ée ?

Jean-Bernard Pouy pour ses belles idées et son style assumé et parce que, malgré le succès, il n’a toujours pas pris la grosse tête.


En écriture, planifiez-vous votre roman de bout en bout ou non ?

Maintenant oui, j’établis un synopsis très précis avant de commencer à écrire le premier mot. J’ai besoin de savoir où je veux emmener le lecteur pour soit l’accompagner, soit le perdre. J’ai envie d’écrire des histoires crédibles. Et puis, cela diminue mon angoisse devant l’immensité de la tâche quand je démarre un nouveau livre. À chaque fois, je sais que je pars pour des mois de travail. J’ai déjà connu de grands moments de solitude où j’avais l’impression d’être dans une impasse et je ne voyais pas comment m’en sortir. Je ne veux plus connaître cela. Écrire doit rester un plaisir sinon je ne continuerai pas.


J’ai lu, dans votre polar, beaucoup d’informations au sujet des plantes et de leur utilité, comment avez-vous toutes ces informations ?

À côté de l’écriture, les plantes sont une autre de mes passions. Je suis ingénieure agricole et j’ai eu la chance d’effectuer toute ma carrière professionnelle dans l’horticulture. Rapprocher l’homme du végétal est un de mes dadas ; alors j’essaie de teinter de vert chacun de mes romans.


Pourquoi avoir fait le choix de l’autoédition ?

J’ai écrit un premier roman « Un miel au goût amer » qui n’a pas eu la chance de séduire un éditeur classique. Cela m’a contrariée et m’a conduite à changer de braquet. J’ai étudié les différentes possibilités et ai choisi de démarrer par l’autoédition  et un style de romans apte à plaire à une cible de lecteurs large. Savez-vous qu’un roman sur quatre vendu en France est un polar ? Je ne regrette pas et je suis contente du chemin parcouru.


D’autres projets en vue ?

Mon objectif : publier deux affaires par an afin de proposer une belle série policière. Il faut que les lecteurs aient la matière et suffisamment de temps pour s’attacher à la commissaire Bombardier et à son adjoint.

Après « Meurtre bénévole » et « Ne jetez pas les morts au compost », je publie une troisième affaire en septembre : « Le macchabée givré, à servir bien frais ». En guise de décoration de Noël, un cadavre est livré dans une célèbre joaillerie parisienne. Cette plaisanterie de mauvais goût va conduire la commissaire au milieu des sapins, quelque part dans le Morvan, là où le brouillard est épais, vraiment épais …

Actuellement, j’ai démarré l’écriture de la quatrième affaire qui va plonger le lecteur dans le milieu particulier de l’édition. Cette fois-ci, c’est la culture de la vigne qui teintera de vert cette histoire plutôt originale. Parution prévue début 2020.


Si vous deviez donner un conseil d’écriture, ce serait lequel ?

J’en donnerais deux.

Écrivez comme on jardine, avec beaucoup de passion, mais aussi de patience.

Restez attentif, ouvert et humble. Écrire est une activité solitaire. Les avis et les idées de vos lecteurs sont forcément enrichissants. Je déteste les écrivains qui se placent au-dessus des autres et ne supportent aucune critique.


Pour finir, pouvez-vous nous présenter votre commissaire déjantée ?

À l’approche de la cinquantaine, Josiane Bombardier est une commissaire de caractère, respectée pour ses résultats. On lui reproche quand même son excès de tempérament et son manque de délicatesse. Son franc-parler lui joue d’ailleurs souvent des tours. Pourtant, elle a un grand cœur caché sous la cuirasse. Elle fond comme neige au soleil devant sa petite-fille, son ballon d’oxygène qui lui permet de tenir. Veuve, elle vit seule dans un studio à Montmartre, avec ses chats. Elle aime la cuisine (un peu trop) et le rock et porte invariablement un jean et son vieux blouson de cuir, réservant désormais les santiags et le bandana aux journées de repos. La commissaire, aux formes de plus en plus avantageuses, ne serait pas contre une petite aventure amoureuse de temps en temps si les assassins lui en laissaient le temps, mais voilà, le temps, c’est justement ce qui lui manque le plus.

Note : Vous pouvez retrouver la commissaire sur son site

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Merci beaucoup à Catherine Secq et la Josiane Bombardier pour cet interview.

A bientôt,

Maya

2 réflexions au sujet de “L’interview de Catherine Secq”

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